Chaque établissement de santé organise en son sein la lutte contre les infections nosocomiales.

Par ce biais, le Centre de Rééducation Cardiaque de la Brie a institué un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN), s’est doté d’une Equipe Opérationnelle d’Hygiène (EOH) qui met en œuvre des actions de lutte contre les infections nosocomiales et qui définit un programme annuel d’actions afin d’améliorer continuellement la qualité des soins.

Fonctionnement du C.L.I.N en France :

Le C.L.I.N. élit un Président et un Vice Président parmi les praticiens hospitaliers. Il se réunit au moins trois fois par an. Les représentants des usagers, siégeant au Conseil d'Administration, assistent avec voix consultative à la séance au cours de laquelle sont discutés le rapport d'activité et le programme annuel d'actions. Le comité peut entendre toute personne compétente sur les questions inscrites à l'ordre du jour.

Composition du C.L.I.N.en France : 

Le C.L.I.N. est composé au maximum de 22 membres, comprenant le Président de la Commission Médicale d'Etablissement (ou son représentant), le représentant légal de l'établissement (ou son représentant), le médecin responsable de la médecine du travail, le directeur des soins, un pharmacien et des professionnels para médicaux ou médico-techniques.

 Rôle du C.L.I.N en France :

Le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales définit un programme annuel d'actions pour assurer :

  • la prévention des infections nosocomiales, notamment par l'élaboration et la mise en œuvre de recommandations de bonnes pratiques d'hygiène,
  • la surveillance des infections nosocomiales,
  • la définition d'actions d'information et de formation de l'ensemble des professionnels de l'établissement en matière d'hygiène hospitalière et de lutte contre les infections nosocomiales,
  • l'évaluation périodique des actions de lutte contre les infections nosocomiales.

Par ailleurs, le C.L.I.N :

  • coordonne l'action des professionnels de santé dans les actions de prévention et de surveillance
  • prépare, avec l'équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière, le programme de lutte contre les infections nosocomiales.
  • élabore un rapport annuel d'activité de lutte contre les infections nosocomiales.

Le C.L.I.N est également chargé de définir, en relation avec les professionnels de soins, les méthodes et indicateurs adaptés aux activités de l'établissement permettant l'identification, l'analyse et le suivi des risques infectieux nosocomiaux. Il est enfin consulté lors de la programmation de travaux, l'aménagement de locaux ou l'acquisition d'équipements susceptibles d'avoir une répercussion sur la prévention et la transmission des infections nosocomiales dans l'établissement.

Le bilan d’activité du CLIN :

Ses objectifs sont intégrés dans les indicateurs d’un tableau de bord des infections nosocomiales afin d’inciter tous les établissements à mesurer leurs actions et leurs résultats dans la lutte des infections nosocomiales.

Il vise aussi à permettre un suivi dans le temps et des comparaisons entre les établissements : facteurs d’amélioration de la qualité.

Enfin il répond à une demande légitime d’informations et de transparence de la part des usagers. Ces indicateurs reflètent l’engagement global de l’établissement pour la prévention des infections nosocomiales et les résultats de chaque indicateur sont donnés sous la forme d’un score, mesurant la performance de l’établissement, et d’une classe allant de A à E, situant l’établissement par rapport aux autres établissements de la même catégorie.

Les 5 indicateurs sont :

  • ICALIN : indicateur composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales.
  • ICSHA : indicateur de volume de solutions hydro alcooliques consommées.  
  • SURVISO : indicateur de réalisation d’une surveillance des infections du site opératoire.
  • ICATB : indice composite de bon usage des antibiotiques
  • SARM : staphylococcus aureus résistant à la méticilline
  • ICABMR : indicateur composite de maitrise de la diffusion des Bactéries Multi-Résistantes (nouvel indicateur depuis 2011)

INFORMATIONS

Qu'est-ce qu'une infection nosocomiale ?

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Si l'infection apparaît moins de 48h après l'admission, on en déduit que l'infection était en incubation au moment de l'admission, et qu'elle n'a donc pas été contractée dans l'établissement de soins. L'infection n'est pas nosocomiale. Vient du latin 'nosoconium'= hôpital ; du grec 'nosos'= malade ; komein= soigner

Comment contracte-t-on une infection nosocomiale ?

L'hôpital et la clinique abritent de nombreuses sources de germes (agents infectieux tels que les virus et les bactéries) : la principale source de contamination est le patient lui-même, le personnel joue un rôle de vecteur de transmission. Plus rarement, le matériel et l'environnement aérien ou hydrique peuvent être des sources de contamination nosocomiale. Les infections ont donc le plus souvent une origine " endogène " qu'" exogène’’ :

  • les infections " endogènes " : Le patient est infecté par ces propres germes au cours de certains soins (actes chirurgicaux, sondage urinaire, respiration artificielle,…). On parle alors d'auto-infection.
  • les infections " exogènes " : Le patient est infecté par des germes provenant d'autres personnes (personnel soignant, autre malade, visiteur) ou de l'environnement. On parle d'infection croisée.

 Schéma explicatif des différentes sources d'infection :

 

Comment peut-on prévenir les infections nosocomiales ?

Il n'est pas toujours possible d'éviter la transmission de telles infections. Mais il est tout à fait possible de limiter leur fréquence et leur gravité.

 

Quelles sont,en France, les infections nosocomiales les plus courantes et quels sont les principaux germes impliqués?

Sites les plus fréquemment infectés:

Principaux germes impliqués dans les infections nosocomiales :

Les germes les plus fréquemment identifiés lors d'une infection nosocomiale sont Escherichia coli, Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa. Certaines de ces bactéries posent avant tout le problème des multirésistances aux antibiotiques. Ces bactéries multi résistantes ou BMR ne sont sensibles qu'à un petit nombre de familles ou de sous-familles d'antibiotiques. Le traitement d'infections pour lesquelles sont impliquées des BMR apparaît donc souvent problématique. Une espèce prédomine actuellement en France : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM).

Quelle est la probabilité d'acquérir une infection lorsque je rentre à l'hôpital ?

En 2001, une enquête a été réalisée à l'échelon national dans 1533 hôpitaux (environ 91 % des lits d'hospitalisation publique). Les résultats de cette étude montraient que 6,9% des patients présentaient une infection nosocomiale, soit un peu plus d'un malade sur vingt. Mais ce taux varie en fonction de la situation médicale du patient (cf. facteurs de risques), de la charge en soins et par conséquent du service d'hospitalisation. Ainsi, les services de réanimation où les patients sont plus fragilisés et subissent plus de soins, sont plus touchés avec près d'1 patient infecté sur 3. En revanche, la pédiatrie ne présente qu'un taux faible d'infections (moins de 5%).

Quelle peut être la gravité d'une infection nosocomiale ?

Toutes les infections n'ont pas la même gravité. Cette gravité dépend, d'une part de l'état du patient et d'autre part, de la virulence de l'agent infectieux. Plus le patient est fragilisé, plus l'infection sera grave. Les infections urinaires, qui représentent les infections nosocomiales les plus fréquentes, ne sont en général pas graves. En revanche, certaines infections pulmonaires ou certaines septicémies (infections provoquées par des agents pathogènes présents dans le sang) peuvent être très graves et parfois entraîner la mort.

Le risque est surtout la contamination des autres patients.

Les infections nosocomiales ne peuvent être totalement évitées mais le respect strict des règles d'hygiène permet de diminuer le risque.

LA PREVENTION :

-Pour les visiteurs :

Les visiteurs peuvent constituer une source ou un vecteur d'infection. Pour cette raison, il est nécessaire de respecter quelques règles :

© 2016 Les Grands Prés

Conférences de la semaine

Lundi
Diététicienne: Alimentation

Mardi
Relaxation à 11h 45
Puis conférence sur le stress
par la Psychologue à15 h

Infirmière: Cours sur le diabète à14h

Mercredi
Infirmière :Cours sur les anticoagulants 14h

Kinésithérapeute:
Rééducation cardiaque 15h30

Jeudi
Les cardiologues
Cours aux patients

Psychologue:
Relaxation à 15h30

Vendredi
Psychologue :
Relaxation à 11h45